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J’apprends : Gradation de la jupe de base

by Ludwyn 0 Comments

J’ai réussi à grader une jupe ! Mais avant de commencer cet article, quelques définitions avant !

Les patrons de base : Lorsqu’on patronne une jupe, un haut ou un pantalon, on part d’une construction de base. On utilise les mesures pour reproduire la construction à bonne taille et on obtient une jupe droite (ici pour l’exemple, sinon il s’agit d’un pantalon simple…). Ces patrons sont les bases et on les modifie ensuite (en ajoutant des plis ou poche, en déplaçant des pinces…) pour obtenir la jupe que l’on souhaite.

La gradation : Les patrons de base, et leurs modifications, sont construit en taille 38. Afin d’obtenir une plus large palette de tailles on trace les tailles supérieures et inférieures de la taille 38.

Je n’expliquerais pas dans cet article comment on trace la jupe de base. Pour cela, mode pour lol a fait une excellente vidéo !

Durant ma formation en sur-mesure, j’ai pu apprendre à construire les patrons de base en taille 38 mais aussi en sur-mesure, bien évidemment. En revanche, je n’ai pas appris à grader les patrons, c’est une technique utilisé dans l’industrie et qui n’était pas utile dans ma formation axée sur l’artisanat.

Puisque je veux passer mon BEP Mode et vêtements flous (un jour….), je dois apprendre à grader pour l’épreuve finale. En plus, on a décidé d’avoir les patrons de base de chaque taille au boulot : ça nous permettra de les proposer à nos élèves ! Du coup, je me suis proposée à l’exercice.

J’ai commencé à apprendre sur le patron de base de la jupe. J’ai appris en version papier puis avec le logiciel Lectra-Modaris. Je ferais un article plus détaillé sur ce logiciel, qui est réservé aux professionnels.

Pour la version papier, je me suis beaucoup aidé du livre « La gradation du vêtement féminin » d’Esmod Editions. Mon super-chef m’a aussi aidé et montré comment faire.

Le principe de la gradation est simple, certains points, certaines lignes, restent fixes, tandis que d’autres bougent. Il suffit ensuite de rassembler les points ensemble pour obtenir la taille voulue. Pour déterminer comment les points bougent, on utilise les indications du livre. Pour bien différencier les tailles, j’ai utilisé différentes couleurs.

La où ça devient plus difficile c’est quand on a pas d’indications : Avec le livre et un patron de base, c’est facile, il suffit de déplacer les points comme indiqué, mais si je fait une jupe plus complexe et que je souhaite la grader, le lire n’expliquera pas comment grader tout les patrons possibles.

Cependant il explique comment on peut savoir comment déplacer les points : On utilise un tableau de mesure et on repère l’évolution entre les tailles. Par exemple, on se rends compte que de la taille 34 à 44, le tour de hanche prends toujours 4 cm entre chaque taille. Ainsi, si j’ajoute 1cm sur le coté de la jupe, on obtient les 4 cm d’écart puisqu’il y 2 cotés devant et 2 cotés dos. C’est cela qui va déterminer les points à déplacer. Je n’en suis pas la pour autant, pour l’instant je dois juste suivre le livre, je pense grader un patron de jupe plus complexe plus tard.

J’ai finalement réussi à grader la jupe de base de la taille 34 à 44. Je n’ai pas été plus loin pour l’instant, car l’évolution de taille après la taille 44 est différente de l’évolution entre les tailles 34 à 44. Je dois donc utilisé un tableau de mesure et calculer l’évolution après la taille 44… Et finalement, j’ai même attaqué le pantalon de base.

J’ai ensuite attaqué la gradation sur le logiciel Lectra-Modaris. Ce logiciel est une horreur sans nom !! Réservé aux professionnel, ce logiciel permet de patronner, d’ajouter des valeurs de couture, le droit fil et de grader un patron par ordinateur. Il n’est pas pratique du tout et si on a pas été formé dessus, c’est difficile de « deviner » les combinaisons de touches et de fonctions à utiliser.

Le livre explique un peu la gradation par ordinateur mais uniquement pour le patron du corsage de base. En réalité, je ne m’en suis pas servie, j’ai utilisé les cours des copines qui m’ont sauvé la vie ! J’ai fini par ré-écrire moi-même mes cours pour ce logiciel : ils me serviront beaucoup pour l’épreuve de BEP ! Je n’ai jamais utilisé ce logiciel en cours, car il est utilisé en industrie, et c’est donc en auto-didacte que j’ai appris à maîtriser ce logiciel et la gradation… Mais je pense que cela ne suffira pas pour le BEP, donc je cherche encore une bonne âme qui puisse m’apprendre.

Une fois qu’on a les bonnes touches, c’est facile de comprendre comment grader sur Modaris, bien que parfois le logiciel loupe un point et va dévier complètement une ligne.

En revanche je n’ai pas réussi à modifier les tailles utilisées : J’aurais donc des tailles US ! Bien que mon patron soit bien taillé pour des tailles françaises…
Globalement, j’ai vite compris la gradation papier, c’est surement même moins difficile que le patronage. La version ordinateur m’a vraiment pris beaucoup de temps et je n’ai finalement pas tout réussi. Je pense que ce logiciel doit vraiment être appris avec un prof… Mais il faudra bien que je l’apprenne seule pour le BEP ! J’attends par contre de tenter des gradations plus difficile, notamment avec un patron qui n’est pas une base. Mais les suivant ne seront que des bases avec le pantalon, puis le corsage et la manche. J’ai encore du chemin à faire pour mon BEP en Juin !

Patron : Tunique Diana de In-House Pattern

by Ludwyn 0 Comments

Lors du salon de l’aiguille en fête en février 2015, j’ai complètement craqué sur un coupon de tissu de 50cm sur 50cm. Je ne savais vraiment pas quoi en faire jusqu’à ce que je tombe sur la tunique Diana de In-House Pattern !

J’ai donc fait mon col, la patte polo et mes poignets dans ce coupon, les doublure de la patte et du col sont faits dans un tissu fluide en polyesther. J’avais peur que les pièces ne passent pas dans le petit coupon argent mais tout est passé sans soucis et j’ai même pu faire une pochette avec la chute de tissu !

Le patron en lui-même est bien, tout est cranté et détaillé, rien ne manche à l’appel, bouton et boutonnière, milieu, pli… Il est simple, et même s’il y a beaucoup de pièces, on s’y retrouve facilement. L’imprimer en couleur est un plus : si les tailles sont marquées avec différents symboles (tirets, points etc…), elles sont aussi de couleurs différentes permettant de mieux s’y retrouver.

 

 

 

 

 

 

 

Point négatif, les tailles sont plutôt petites : jusqu’à une taille US 16 avec 87 de tour de taille, les personnes les plus fortes ne pourront pas forcément utiliser ce patron. Les personnes fines pourront en revanche en profiter, le patron commençant à 62 de tour de taille. Je trouve que la répartition des tailles n’est pas forcément la meilleure donc. En revanche plusieurs pièces de devant sont proposés pour des bonnets A à D, point souvent oublié, j’ai trouvé cela très pratique.

La coupe du tissu est simple, et est bien expliqué dans toutes les largeurs de tissus. La notification des endroits et envers de patron éviteront de se retrouver avec deux manches droites. J’avoue que j’ai modifié le placement de patron ayant fait mes finitions dans un autre tissu, mais le placement proposé est bon.

J’ai attaqué cette chemise et je l’ai fini en 1 jour à peine, mais ayant été sur-entraîné aux pattes indéchirables et autres poignets, je pense qu’un couturier amateur pourrait mettre une demi-journée de plus. Je l’ai trouvé très facile, seules les finitions du col, de la patte polo, de la patte indéchirable et du poignet peuvent poser problème. C’est cet aspect la du patron qui montre qu’il est fait pour un niveau intermédiaire, je ne le conseille pas à des débutants.

L’aspect le plus négatif selon moi sont les marges de couture : J’ai beau avoir été habituée à coudre avec le moins de marges possible (économie du tissu en industrie oblige !), le patron a des marges de couture réellement petites, celles utilisé dans l’industrie. Sauf qu’utilisé sur une machine industrielle, ça peut passer mais une machine familiale, même performante, c’est beaucoup moins pratique : 0,6 cm de marge pour le col c’est très fin. J’ai eu beaucoup de mal à retourner le col et à le surpiquer, j’ai fini par repiquer avec quelques millimètres en plus et magie, tout s’est fait tout seul. De même que le biais de la patte indéchirable, j’ai l’habitude de le travailler assez long de manière à recouper ensuite ce qui dépasse, la, il est tout juste.

Je n’ai pas lu et traduis les explications durant ma couture, comme dit au dessus, j’ai été habituée au montage des chemisiers. Cependant, les images sont claires et faciles à comprendre, et des tutoriels photos ont été mis en place sur le site de In-House Pattern. Les explications ont l’air plutôt bonnes et faciles à traduire. Quelques petites modifications comme les fronces dont je n’ai pas retirer les fils de fronces comme dit dans les explications, ou les poignets que j’ai monté directement sur la manche, mais il s’agit la d’habitudes, et non de rectifications ou d’améliorations. La patte est très jolie et très facile à monter, un peu différente d’une patte polo traditionnelle, ça change.

Le rendu final est très agréable à porter, je ne regrette pas d’avoir fait la doublure du col et de la patte dans mon tissu polyester : les paillettes argenté du petit coupon ne sont pas très agréables à même la peau. Je conseille donc un tissu bien fluide et doux. N’ayant pas envie d’avoir les boutonnières j’ai cousu directement les boutons sur les deux épaisseurs de la patte et des poignets et je peux l’enfiler sans soucis. Seul point négatif, le dos est un peu étroit et la patte s’ouvre lorsque j’écarte les bras, mais c’est dû à ma morphologie et non au patron.

Coût des matières : Environ 35€

Temps de travail : 1 jour et demi

Difficulté : 4 Stars (4 / 5) 

Points positifs :

  • Facilité à porter, peu importe la morphologie
  • Agréable à coudre avec quelques challenges
  • Le patron détaillé et disponible pour plusieurs bonnets
  • Les photos des explications et les tutos vidéos disponibles sur le site

Points négatifs :

  • Les marges de coutures trop faibles
  • Les tailles trop petites

Les idées de modifications : On pourrait facilement ajouter un col chemiser, mais cela impliquerais de patronner la pièce. Pourquoi pas sinon la tirer d’un autre patron ? Pour les manches, il suffirait de les éclater pour obtenir des manches plissées en bas et fermées par un bracelet un peu plus fin que le poignet donné, ça changerait la forme manche-chemiser actuelle pour donner des manches bouffantes.

Pour finir : La tunique Diana est simple mais efficace. Quelques finitions augmente la difficulté de l’assemblage mais l’ensemble reste très facile à coudre, d’autant plus avec des photos et un tutoriel faciles à comprendre. Le plus gros point négatif de ce patron reste des marges de coutures trop petites, mais il suffit de les rajouter au patron pour avoir un patron impeccable. Hormis cette modification, seules les plus grandes tailles peuvent manquer à l’appel pour certaines personnes, mais on notera tout de même l’avantage des pièces de devant disponible selon les tailles de bonnet et d’un effet assez loose qui permettra peut-être de tricher un peu sur les tailles. Le résultat est confortable et élégant, et peu se porter sur beaucoup de morphologies différentes.

 

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Tutoriel : Apprendre à faire ses patrons

Faire ses propres patrons, c’est un métier à part. C’est le métier du modéliste, qui créera les patrons à partir de l’idée imaginée par le styliste.

Pour se faire, deux choix : Dessiner son patron à plat ou mouler le vêtement sur le mannequin. Je parlerais dans cet article de la première option, que j’ai apprise en cours. J’ai pu tester la seconde technique une ou deux fois, et je consacrerais un article à mes essais et à ce que j’en pense.

Dessiner un patron à plat n’est pas difficile, il faudra vous armer de patience, de précision et de logique. Car il s’agit finalement de maths et de formes géométriques. Désolé pour les littéraires, il faudra vous y remettre !

Armée de toutes ces qualités, il vous faudra aussi du matériel, le premier point que nous verrons ici.

1 – Matériel

J’utilise 6 outils de mesures :

  • Un mètre ruban, indispensable pour prendre les mesures
  • Un compas
  • Une règle de 1m (trouvé à 2€ dans une foir’fouille…)
  • Une règle japonaise comme celle ci
  • Un rapporteur comme celui ci
  • Et enfin, un pistolet, indispensable pour créer vos courbes, j’utilise celui ci

J’ai utilisé beaucoup d’outils, mais ce sont ceux que je vous conseille le plus. Après, chacun a sa préférence, peu importe si la règle de 1m est plutôt de 75cm par soucis de transport, ou si le rapporteur est petit. Tout est malléable à votre préférence, hormis pour le pistolet : celui ci est vraiment bien et adapté, ne vous tentez pas à prendre celui moins cher du marché du coin, il ne vous servira pas beaucoup.

Pour le reste le matériel est assez basique, on a parlé de dessin donc ce sera assez logique :

  • Critérium (Personnellement, j’aime beaucoup les fin, mine de 0.5)
  • Gomme
  • Papier kraft blanc en rouleau

Et enfin, ce dont vous aurez besoin pour coudre : Tissu à tester, fil, machine à coudre, fer à repasser, petit matériel.

2 – L’apprentissage

Avant toute chose, il faudra prendre des mesures. Dans toutes les méthodes que je vais vous proposer ci dessous, une explication de la prise des mesures est présente. Puisqu’il ne s’agit pas uniquement de prendre votre tour de poitrine et votre tour de taille, c’est bien plus précis que cela. Si vous posséder un mannequin de couture, je vous conseille de prendre ses mesures et de commencer à patronner sur celui ci. Sinon, je vous conseille de commencer sur une amie, l’idéal, c’est de commencer entre couturières, chacune pouvant travailler sur l’autre. Si vous commencez directement sur vous, cela sera compliqué, vous ne verrez pas les soucis dans votre dos, et vous ne serez pas à l’aise pour reprendre. Pour faire vos patrons sur vos mesures, il sera impératif d’avoir quelqu’un pour vous aider lors de l’essayage.

Pour patronner, il faut suivre des bases. Vous ne pourrez pas les deviner, et vous ne les connaîtrez jamais par coeur, il n’y a pas d’intérêt à cela. C’est pour ça que vous aurez besoin de conserver vos bases, ou votre cours si vous préférez.

On parle d’une base de corsage, de pantalon ou de jupe : Il s’agit d’une forme simple de haut, pantalon ou jupe que l’on changera ensuite pour en obtenir ce que l’on souhaite (déplacer la pince, faire une découpe etc..). Il existe des tas de bases, soutiens-gorge, veste, robe… et vous retrouverez les mêmes pour les enfants et pour les hommes. Personnellement, je suis spécialisée dans la femme, j’ai fait un peu d’enfant et j’attaquerais bientôt l’homme.

Pour connaître les bases, soit vous décidez de suivre une formation, le meilleur des apprentissages possibles évidemment, mais pas toujours pratique. Sinon, vous pouvez passer des livres ou via internet.

Je ne vous expliquerais pas ici comment faire les bases, des tas de livres ou de vidéos seront bien meilleurs que moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vidéos Mode pour Lol

Le plus simple et gratuit reste Mode pour lol, des vidéos youtube où Zouzou, une espèce de petite patate, vous expliquera comment tracer vos bases et comment les modifier. Ce ne sont pas les explications les plus précises, mais elles sont très ludiques et ont l’avantage d’être gratuites. Un DVD avec plus de bases et de modifications est à vendre sur le site internet de Mode pour lol. Un DVD Homme est en préparation, et j’avoue que je pense craquer dessus…

Livres ESMOD

Les meilleurs selon moi. Ils ont le point négatif d’être onéreux mais ils aborderont bien tout les sujets : Femme, enfant, homme, lingerie, gradation… Et chaque livre possède un voir plusieurs bons tableaux de mesure, des bonnes explications très précises et des schémas. Ils sont parfois assez techniques et s’adressent plus aux professionnels qu’aux amateurs mais ces livres regorgent d’informations excellentes. Au vu du prix, je conseille de bien les choisir, ce serait dommage de se retrouver avec un livre excellent mais qui prends la poussière sur une étagère. Si le prix n’est pas un soucis pour vous, foncez, ces livres sont clairement les meilleurs que tous ceux que j’ai.

Livres Teresa Gilewska

Les Teresa Gilewska sont beaucoup plus accessibles que les ESMOD (autant financièrement que pour les explications) mais ils souffrent d’un problème de précision. A aucun moment nous aurons de tableaux de mesures ou de mesures -même juste indicatives- données. En revanche, l’auteur en a sorti beaucoup, et a sorti un livre sur les robes de mariées. Il fait clairement parti de mes préférés pour patronner. Je les conseille soit pour des amateurs occasionnels, soit pour des professionnels ayant juste besoin de savoir à quoi ressemble tel patron. Le manque de précision vous fera tâtonner et vous empêchera de vous perfectionner, mais les explications sont du coup beaucoup plus simples à suivre.

Livres Jeanne Weens

Des livres à la couverture bien vieillote, mais avec un contenu fabuleux ! C’est en parti avec ceux la que j’ai appris à patronner en cours. Peu d’explications et beaucoup de schémas mais ces schémas sont juste efficaces. Il manque encore quelques précisions, mais ils ont cet avantage d’être intemporels : Une fois le patronage compris, les schémas deviennent vos références. Ils ont aussi l’avantage d’être peu chers et les quelques modèles proposés sont tout aussi intemporels que les schémas. Le manque d’explications réservent ces livres aux professionnels ou aux personnes ayant un bon attrait pour la géométrie, mais comme les Teresa Gilewska, cela ne relève pas de l’impossible.

3 – Tests

Et oui, la troisième étape est bien la plus simple : coudre !

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour cette étape, je vous conseille de tester votre patron dans un tissu pas trop cher. Et si quelque chose ne va pas, on épingle, on marque et on rectifie sur le patron. Et ensuite, c’est reparti pour une session de tests jusqu’à trouver le patron parfait !

Attention dans le cas de la manche : N’hésitez pas à revoir votre base de corsage… retoucher celle ci vous permettra peut-être d’avoir une manque parfaite !

Pour finir, je dirais que le modélisme, ça n’est pas si dur. Évidemment certaines techniques sont plus compréhensives quand on a suivi des cours, mais j’ai appris à faire des patrons avant ma formation et c’est totalement accessible. L’idéal c’est bien sur d’avoir cousu un peu pour bien comprendre ce que l’on patronne.

Bref, lancez vous =)

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Je n’aurais jamais assez d’une vie pour coudre….

Le nom de cet article peut être surprenant et pourtant, il est bien vrai ! Chaque fois que je traîne sur Pinterest, je découvre des nouvelles choses. Et la, comme toujours, ce nouveau truc s’ajoute à la loooongue liste des « Choses à apprendre et à tester »…

Autant dire que cette liste est non seulement longue mais aussi non exhaustive. Alors que je viens tout juste d’apprendre une des choses, je viens aussi d’en découvrir une autre et ainsi de suite… Cette liste s’ajoute à celle « Des patrons à tester ». Du coup j’en suis arrivée à la conclusion qu’une vie ne me suffira jamais pour coudre (et encore je ne vous ai pas parlé des projets et autre retouches qui attendent dans un carton complet qui me ferait presque culpabilisé quand je commence autre chose).

Cette liste ne s’arrête pas à la couture, ça serait trop facile : Non elle s’étend à tous les travaux d’aiguille. Et moi qui aime la broderie et les perles, ça n’aide pas beaucoup.

Bref, la voila

Liste des choses à apprendre et à tester

  • Le tailleur. C’est tout un art et j’aimerais me faire un joli tailleur un jour… avec de belles épaulettes, un bel entoilage et des points de chausson digne de ce nom. D’ailleurs à l’école de Mode et Couture de Mouvaux, on a le livre « L’art du tailleur » d’ESMOD et mon super-chef a travaillé dans un atelier de tailleur. Donc il faut vraiment que j’en profite !
  • La broderie traditionnelle. J’ai déjà testé quelques points avec quelques motifs simples mais j’aimerais aller plus loin.
  • Le crochet
  • Le tricot
  • La broderie de Lunéville. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une broderie qu’on travaille « à l’envers » avec un crochet. Elle est beaucoup utilisé en haute couture, notamment pour la pose de perles. C’est un travail somptueux !
  • La broderie d’or. On y travaille des fils d’or et de la cannetille : un fil de métal enroulé. Cette broderie s’utilise beaucoup dans les habits royaux, militaire ou traditionnels.
  • La corseterie. Déjà apprise, notamment grâce à « Angel Sewing », une amie travaillant beaucoup les corsets, et au forum internet « Les fées tisseuses ». J’adore travailler les corsets depuis, je n’aurais jamais pensé que c’était si accessible !
  • Le patronage et le sur-mesure homme
  • Les sous-vêtements. Je me suis lancée il y a quelques années avec des culottes, puis j’ai tenté de l’homme avec des caleçons et des boxer. Très accessible, même aux débutants !
  • Patronner de la lingerie
  • Faire un soutien-gorge
  • La broderie au ruban
  • La dentelle aux fuseaux
  • Les broderies au ruban de Shibori. Le ruban de shibori est un ruban de soie teint à la main, donnant des effets de couleurs somptueux. La broderie de ce ruban est souvent accompagné de soutache et de perles, et est principalement utilisée pour des bijoux.
  • Le travail de plumes
  • Grader correctement un patron
  • Le point de croix. Technique déjà apprise en stage en 2014
  • L’incrustation de dentelle. J’ai déjà fait plusieurs incrustations de dentelle à la main, j’aimerais encore testé sur du sous-vêtement ou à la machine, mais globalement, je maîtrise !
  • Faire un costume d’époque

Si je m’écoutais j’apprendrais tout, tout de suite… Mais il faut bien du temps pour chaque chose, sans compter que chaque chose a un coût.

Mais je dois avouer que je serais bien fière si j’arrivais à faire toutes ces belles choses 😉

 

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Comment combler ses amies : soyez prof de couture !

by Ludwyn 0 Comments

Aujourd’hui, je suis en vacances. Loin des élèves, des explications, des machines à coudre…. Que nenni ! Parce que quand on est prof de couture, c’est trop bien pour les copines. Et comme j’aime bien faire plaisir aux copines, je dis oui. Je sais pas si je me suis fait avoir ou pas, faudra que j’y réfléchisse…

Toujours est-il que cet après-midi, je me suis retrouvé chez mon amie KitKat (Vous applaudirez le surnom gardant son identité secrète), à lui apprendre les secrets de la couture. Étant grande lectrice, et tenant d’ailleurs un blog littéraire ici, elle a décidé de se faire une pochette à livre pour les transporter un peu partout sans les abimer. Un projet simple et efficace :  C’est pile ce que je lui avais conseillé.

Car KitKat a cousu une fois chez moi et ses nerfs ont lâchés. Pourquoi, on se pose encore la question, mais ce jour la, et comme ça nous arrive à tous, c’était pas son jour. J’ai cru que la passion de la couture s’était transformé en haine chez elle. Et finalement pas du tout : Il y a quelques semaines, elle me demande quelle machine elle devrait acheter (je lui en ai finalement prêté une, quelle âme généreuse je suis ou plutôt j’ai trop de machines chez moi) et elle me demande même un cours de couture.

Et je suis très très fière du résultat ! Non pas de la pochette à livre, je ne doutais pas une seconde que KitKat y arriverais, mais de KitKat qui a vraiment apprécié coudre, qui s’est super appliqué, et qui est déjà à fond dans de nouveaux projets. Et puis surtout, elle s’est pas limité à sa première expérience mais elle a persévéré, une grande qualité pour moi dans la couture. Bref, j’ai crée un monstre comme moi une couturière !

Je vous laisse les photos d’une super après midi !

PS : Ne cousez jamais avec un chat de quelques mois. C’est du sport, petit chaton Luna, tu me revaudras ça !

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Les répétitions du défilé 2016 sont en marche !

Comme je vous l’ai déjà dit je suis formatrice de couture à l’école de Mode et Couture de Mouvaux. Mon travail est excellent, j’accueille des enfants, des adultes ou des personnes âgées qui ramène leurs projets : Je me retrouve donc avec de mignonnes pochettes, des robes de soirée pour des mariages ou des jupes de tous les jours. Pour l’anecdote, le projet le plus étonnant que j’ai eue était de faire un tipi ! J’ai également pleins de niveaux différents et de méthode différentes : Alors que certaines sont en mode couture industrie au plus rapide et avec peu de marges de couture, d’autres utilisent la vieille méthode et passent des fils de bouclettes, puis épinglent, passent un fil de bâti et enfin elles vont à la machine. Parfois, elles battissent tout le vêtement pour l’essayer avant de le démonter et de le passer à la machine ! Je suis toujours impressionnée par leur patience…

Et comme je l’ai déjà dit sur facebook, mon chef est, en plus d’être mon chef, un créateur de robes de mariés et de vêtements sur mesure. Il fait un travail formidable ! On passe notre temps à trouver de nouvelles idées de robes sur Pinterest, il m’apprends le moulage et la gradation, et reviens toujours avec une commande plus impressionnante que la dernière. Son site, nommé Caractère Hybride, est ici et vous pouvez retrouver son travail sur facebook ici !

Évidemment, on propose à tous ces élèves de présenter leurs travaux en fin d’année sous forme d’un défilé…. Et la préparation est rude, on fait plusieurs répétitions, on finit les ourlets de dernière minute, on enregistre tous ceux qui veulent participer et on établit un ordre de passage… Sans oublier l’affiche et les musiques !

Voila donc quelques photos des répétitions, ainsi que quelques photos de l’an dernier et enfin notre affiche de cette année… Et pour tous ceux et celles qui veulent venir le voir, vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site internet de Mouvaux !

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Comme vous pouvez le voir, ça rigole bien en coulisse, mais quand il s’agit de se préparer pour défiler, tous restent bien en rang, ça ne rigole plus !

D’ailleurs, nous aussi, les formateurs, sommes sérieux cette année : Nous avons choisi comme thème « La cérémonie des dés d’or » ! Alors ça ne vous parle peut-être pas comme ça, mais nous avons copié les Oscars, Emmy Awards et autres cérémonies de récompenses… Ainsi plusieurs élèves ont été nommés dans des catégories différentes : Prix de la meilleure évolution, prix de la productivité, prix de l’ambiance, prix de la persévérance, prix de l’accessoiriste, prix de la précision, prix de l’assiduité mais aussi un prix bien spécial… Il y a évidemment des prix enfants et des prix adultes. Et on me dit à l’oreille qu’il y aurait bien un Dé d’or à la clef !

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Enfin je vous laisse sur quelques photos de l’an dernier, avec une photo de la robe que j’ai faite et avec laquelle j’ai défilé. Pour la cérémonie des dés d’or, je ne défilé pas, mais j’aurais une robe faite main assortie à un serre-tête créé par mon collègue. De plus, nous sommes tout les deux en trains de créer la robe du final (en espérant qu’elle soit finie à temps, le stress monte !). Les photos suivantes sont du défilé 2015, avec le thème des années 50 !

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Tutoriel : Finition intérieur de la fermeture invisible

Un nouveau tutoriel, et une nouvelle fois une finition : La fermeture invisible dans une enforme.

Si la fermeture invisible est souvent redoutée, on prends en fait vite l’habitude de la poser. Mais même si la fermeture est parfaite et invisible, il faut ensuite finir l’intérieur et les bords bruts du tissu. Si on a un joli biais à poser, tout est facile, sinon c’est la catastrophe ! Comment finir une fermeture, qui doit être à tout prix poser avant d’être doublée, sans laisser une couture visible et en laissant le curseur libre ?

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Et bien une fois expliqué, ce n’est pas si difficile que ça ! Il suffira de suivre pas à pas ce tutoriel, qui s’adapte à tout type d’enformes. Pour rappel : l’enforme est une finition dans le même tissu que le vêtement et qui est retourné contre l’envers. Beaucoup font un amalgame avec la parmenture, qui est effectivement une enforme mais possédant une caractéristique bien spécifique en plus, c’est-à-dire les boutons et boutonnières. On peut ajouter à l’enforme (ou la parmenture) une doublure. Ici nous ne prendront que le cas de l’enforme : C’est d’abord ce qui est le plus utilisé et la méthode la plus facile.

Trucs et astuces appris en formation

Un petit top des trucs et astuces couture appris en formation… Certaines me servent tout les jours, d’autres m’ont sauvé la vie pendant mon examen, mais des astuces que je trouve surtout très utiles ! On trouve beaucoup de trucs et astuces sur le net, celles-ci relèvent plus de mon expérience personnelle et de ma formation, mais il ne faut pas hésiter à aller voir d’autres articles sur le même thème pour tester jusqu’à trouver les meilleurs méthodes, ou au moins celles qui vous conviennent.

1/ Coudre sans épingles

Bannissez les épingles de votre couture, elles ne servent à rien ! Lorsqu’en formation, ma prof m’a dit qu’on n’avait pas le droit aux épingles, je me suis dit « C’est fichu, j’y arriverais jamais, ça doit être impossible sans épingles !!! », et en fait… Pas du tout. Il suffit de se lancer ! On peut garder les épingles pour gérer des embu, des emmanchures ou des tissus glissants pour s’aider. Mais globalement, on peut coudre directement sans épingles, ça fait gagner du temps et ça évite la boite d’épingles qui s’éparpillent sous votre bureau.

Pas besoin d’épingles pour bien coudre !

Rangement d’automne…

Avant les vacances de la Tousaint, je me suis dit : Rangement ! Mon atelier avait subi les dégâts des retouches urgentes et des retards le matin… Mon armoire à tissu témoigne de mes recherches matinales urgente de tissu à ramener au travail. Je vous laisse voir ça de vous-même….

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Lexique couture

by Ludwyn 2 Comments

Un petit lexique de couture pour comprendre ce que je raconte ! Vous trouverez facilement des lexiques sur le net, mais j’essaie d’apporter à celui-ci des mots plus complexes, notamment pour le patronage. Je l’ai trié par ordre alphabétique, sinon vous pouvez utiliser la fonction recherche avec CTRL + F. N’hésitez pas à me proposer d’autres mots s’il en manque =)

Aiguille : Les aiguilles peuvent être main ou pour machine à coudre. Elles peuvent être différentes selon la marque de la machine à coudre et possèdent différentes fonctions et tailles. Les fonctions sont le plus souvent liées à des tissus particulier, tels que le jersey, extensible ou le cuir, épais et dur. Les tailles sont à différencier selon l’épaisseur du tissu, ainsi on utilisera une petite taille pour un tissu fin, une grande taille pour un tissu épais. Parfois certaines aiguilles machines sont particulières, telles que l’aiguille double qui permet de faire une couture double droite et parallèle sur le dessus et un zig zag en dessous.

Assembler : Piquer, coudre les parties ensemble

Base (de patrons) : Lorsqu’on patronne une jupe, un haut ou un pantalon, on part d’une construction de base. On utilise les mesures pour reproduire la construction à bonne taille et on obtient une jupe par exemple. Ces patrons sont les bases et on les modifie ensuite (en ajoutant des plis, en déplaçant des pinces…) pour obtenir la jupe que l’on souhaite.